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La détox

(article précédent : Comment fonctionne notre corps ?)

Dans mon article précédent, nous demandions comment ne pas entraver notre processus d’auto-régénération…

Saviez-vous que la poussière qui nous entoure est composée d’environ 80% de cellules mortes?! Parce que notre peau se renouvelle en permanence. De nouvelles cellules naissent, d’anciennes cellules meurent et tombent du corps.

Eh bien c’est pareil à l’intérieur de nous : notre corps est entièrement composé de cellules, c’est l’unité de structure qui constitue notre organisme. Ces cellules vivent, produisent des déchets puis meurent et tout ce matériel doit être évacué hors du corps. A celui-ci peuvent s’ajouter les polluants, pesticides, additifs, matériaux inadaptés issus d’une alimentation elle-même inadaptée…

Pour sortir, tout cela passe par notre système de traitement des déchets : le système lymphatique. C’est le circuit des poubelleurs ! Il est composé de vaisseaux lymphatiques qui parcourent tout le corps humain et dans lesquels un liquide, la lymphe, circule.

Pour permettre à notre corps de maintenir son point d’équilibre et de pleine santé, il faut que le système d’évacuation des déchets roule, que la lymphe ne soit pas engorgée par trop de déchets. Elle doit être fluide.

Pour se débarrasser des déchets, la lymphe les amène aux émonctoiresCe sont les portes de sortie du corps.

Il y en a 5 :
– La peau (transpiration)
– Le côlon (excréments)
– Le foie (qui en fait se déverse dans les intestins)
– Les reins (urine)
– Les poumons (gaz)

Les déchets forment de l’acidité dans le corps à leur passage. En temps normal, cela n’a pas le temps d’agresser le corps puisque l’alimentation saine et alcaline prévue pour notre espèce (les fruits, feuilles vertes et légumes sont très alcalinisants) vient restaurer l’équilibre. Tout va bien, tout est fluide.

Cependant, si le système lymphatique est surchargé voir engorgé de déchets, cela comprime les tissus et les échangent se font moins bien. Les nutriments n’arrivent pas aussi bien aux cellules qu’ils le devraient et les déchets stagnent, ayant du mal à repartir. Il y a plus d’acidité que d’habitude et cela agresse notre milieu intérieur. Si par dessus le marché notre alimentation n’apporte pas suffisamment d’aliments alcalinisants, le déséquilibre s’installe et notre terrain devient propice aux maladies. Notre système immunitaire, qui lui aussi se trouve en grande partie dans le système lymphatique, en pâtie.

 Les déchets tentent quand même de sortir. Lorsqu’un émonctoire est surchargé, les déchets, qui veulent la liberté à tout prix, finissent par passer par un autre émonctoire.

Par exemple si le foie est surchargé, on peut avoir des réactions plus fortes ailleurs, comme au niveau de la peau. C’est comme ça que l’urticaire, l’eczéma ou l’acné peuvent être liés au foie : ils représentent des déchets que le foie n’a pas pu gérer et qu’il a envoyé passer par la peau.

Au bout d’un temps, acidifiés, saturés et submergés, certains de nos systèmes peuvent flancher. Systèmes nerveux, endocrinien, respiratoire… De nombreux troubles s’installent.

Avec une alimentation adaptée à notre physiologie et un mode de vie sain fait de mouvement (contrairement au système sanguin qui a le cœur, le système lymphatique n’a pas de pompe : il est activé par le mouvement, le massage et le sport), on fait circuler les nutriments et les déchets de façon fluide. On désengorge nos tissus de leurs toxines, on apporte les bons matériaux, et on laisse au corps la possibilité de se régénérer et de revenir à son état de pleine santé.

D’expérience, rien qu’en améliorant notre alimentation on peut avoir des résultats extraordinaires, malgré le fait qu’il y ai de la pollution dans notre environnement par ailleurs, et même en ne mangeant pas 100% bio. Parce qu’on va drastiquement augmenter notre charge de nutriments, optimiser notre gestion des déchets, faire mieux fonctionner tous les systèmes du corps et booster les défenses de l’organisme.

Bien sûr, l’alimentation n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour guérir ou vivre en bonne santé. C’est ce que nous verrons dans mon prochain article.

(article suivant : Les 19 étapes vers la santé)

Reverdir la terre avec des forêts fruitières

(article précédent : Revenir à la base des besoins humains)

Depuis que la vie a émergé sur terre, les végétaux poussent sans notre aide ni notre dur labeur. De même que les autres primates, nos très lointains ancêtres n’ont pas eu a travailler à la sueur de leur front pour se nourrir. Et pour cause : leur nourriture, à portée de main et de grimpette, faisait partie d’un système pérenne. Celui des forêts. Le biotope le plus abondant de notre planète est la forêt ! Comme les océans, elles font partie des sources principales d’oxygène de notre terre. Et elles prodiguent aux animaux refuge et nourriture.

Mais comment appliquer cela même dans les zone désertiques, comme le Tchad où j’ai grandi ? Peut-on recréer une forêt ? Cela laisse rêveur.

Eh bien on le peut ! Dès lors que l’on comprend son fonctionnement. Si vous avez lu le livre “La vie secrète des arbres“, vous savez déjà à quel point les éléments d’une forêt vivent en symbiose. Les arbres font des feuilles. Les feuilles et les fruits tombent au sol. Les petits animaux et les insectes contribuent à changer ces produits en compost, à nourrir la terre au pied de l’arbre et à abreuver l’arbre en eau (en partie) et en nutriments. Le sol est meuble, riche de vie sous terraine, de réseaux de racines, propice aux échanges et à laisser l’eau s’infiltrer. Et il est protégé de la déshydratation par la couche de végétaux au pied de l’arbre, mais aussi par sa canopée qui apporte de l’ombre et empêche le sol de trop s’assécher.

J’ai eu le plaisir de voir des projets de ce type émerger et perdurer, tels que “Greening the desert” de Geoff Lawton, en Jordanie, ou encore celui de Pierre Rabhi, d’abord commencé dans sa région aride d’Ardèche, puis suivi par d’autres projets tel que “Reverdir le Sahel“, pour lutter contre la faim dans le monde.

Cependant, j’ai envie d’aller plus loin dans ma réflexion. Je pense qu’il ne suffit pas de reverdir, il faut aussi penser notre alimentation autrement. Les forêts fruitières ou “Forest garden” sont des systèmes où la base nourricière est le fruit. Attention, il ne s’agit pas de grandes monocultures d’arbres fruitiers comme on peut en voir actuellement ! Au contraire, il s’agit de recréer une forêt, avec toute la diversité que cela engendre, aussi bien au niveau des variétés que des étages de végétation :

Tout ces éléments vivent en synergie et composent un système durable et profitable à tous, que ce soit aux humains pour la nourriture variée et en abondance, aux animaux pour la nourriture et le refuge, à la planète pour l’oxygène…

Cela nous donne un bon exemple de ce que l’on peut attendre du fonctionnement sur notre belle planète.

Je pense que les champs de céréales ou de légumes tels qu’on les cultive actuellement, en immenses monocultures (bien souvent truffées de désherbants et de pesticides pour éviter que la nature reprenne son droit et ne redevienne… une forêt riche et variée !), sont épuisantes pour la terre et pour la faune autant que pour les hommes à entretenir et à cultiver. Ils sont des aberrations pour la biodiversité et pour l’avenir. Les céréales sont une source alimentaire moins durable, sans compter que je la trouve moins intéressante que les fruits et les légumes-racines au niveau nutritionnel.

Il y a en moi l’âme d’une survivaliste. Que nous vivions en plein désert, que nous faisions face à une apocalypse remplie de zombies mutants ou que nous envisagions de prendre notre futur en main, il faut savoir comment agir à l’échelle individuelle. Rien ne sert d’attendre que la solution vienne des autres. Rien ne sert de critiquer sans fin son voisin ou notre gouvernement. Nous ne pouvons compter sur personne d’autre que sur nous-même. Il nous faut apprendre à être l’acteur principal, le moteur de notre propre survie.

Dans mon prochain article, je vous présenterais un système de potager autonome qui peut se greffer à une forêt fruitière, le “Keyhole garden”.

(article suivant : Créer son potager autonome)