Si je devais définir la bienveillance, ce serait la capacité à se montrer indulgent, gentil et attentionné envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive.
Charité envers les plus démunis, bonté et générosité envers ses semblables. Equité. Tout cela en fait partie. Ce serait aussi l’honnêteté, la transparence, la loyauté et la franchise : dans cette valeur, pas d’hypocrisie ni de jugement qui enferme.
Pourtant j’ai déjà blessé, volé, menti, trahi, trompé. Je sais combien on peut être jeune et bête, mais aussi combien il peut être compliqué parfois d’affronter certaines situations où les limites entre le bien et le mal deviennent incertaines. Je ne suis pas là pour juger qui que ce soit. Les erreurs que nous faisons ne nous définissent pas, mais elles sont des expériences dont nous devons nous saisir pour notre construction intérieure. Nous pouvons utiliser ces erreurs pour créer quelque chose de meilleur en soi. Ainsi rien n’aura été vain, et nous changerons cela en force.
Être bienveillant envers soi
Car la bienveillance c’est aussi envers soi : trouver le courage de nous pardonner de ne pas être parfait, d’avoir été fautif ou de ne pas être la personne que l’on voulait être.
On se met parfois trop la pression pour être à l’image de ce que l’on pense être l’humain idéal. Être quelqu’un de bien, ce n’est pas être irréprochable et ne pas faire d’erreur. Être quelqu’un de bien c’est savoir se comprendre, se réajuster et s’améliorer lorsque nous sommes confrontés à un faux pas ou que nous n’atteignons pas nos objectifs. Comme pour tout idéal, ce qui compte n’est pas la destination mais le chemin qu’on choisi d’emprunter, ce qu’il s’y passe et ce que nous allons créer pour changer les choses.
Cela nécessite de s’aimer là où nous en sommes, de se saisir des expériences et d’ouvrir la porte à la progression intérieure…
J’ajouterais que la bienveillance c’est aussi s’écouter et se respecter lorsque quelqu’un n’est pas juste envers nous, que l’on vit des situations abusives, savoir poser ses limites, dire stop, s’éloigner, se protéger.
En agissant ainsi nous permettons aussi à ceux qui croisent notre chemin de s’accepter et s’aimer plus profondément.
Être un guerrier pacifique
Plus haut je parlais de colère. Bien sûr il y a des colères qui sont justifiées. Parfois la colère peut nous permettre de rétablir une situation trop déséquilibrée, ou encore elle peut faire du bien a autrui lorsque l’on prend sa défense. Il y a plein de façon de l’exprimer, et la fermeté en est une, sans nécessité d’atteindre à l’intégrité physique et mentale d’autrui, et sans trahir ses valeurs pacifistes.
Pardonner autrui
Enfin, la bienveillance c’est aussi savoir pardonner lorsque l’on nous a fait mal, même quand ça semble impossible, insurmontable. Ce geste, nous le faisons pour nous libérer, nous et la personne impliquée, pour nous sortir du cycle de haine qui nous enferme et nous maintient dans la souffrance et dans une envie de vengeance sans fin. Le pardon ouvre la voie à la paix, au changement et rend tout possible, en nous comme en l’autre s’il sait s’en saisir.
« désolé, pardon, merci, je t’aime », la prière Ho’oponopono pour rétablir l’équilibre en soi, soulager les tensions et diminuer le stress.
Où que tu en sois sur ton chemin, je t’envoie de la bienveillance là où tu en a besoin, comme un câlin mental pour te reposer et te redonner l’élan d’avancer.
La paix que tu cultives en toi rayonne sur les autres.