survivalisme zombies fruitygeekEn théorie - Nouvelles Racines

Nutrition Végétale (1)

Je suis une fan de végétaux crus, d’animaux, d’écologie, mais aussi de survivalisme et de films postapocalyptiques.

J’adore imaginer le monde après un cataclysme, ce qui serait mis en œuvre pour le reconstruire. Je me plais à penser que pour survivre, nous serions obligés de revenir à la base de nos besoins et de réenvisager nos façons de faire.

Plus d’électricité, plus d’eau courante, plus de magasins pour s’approvisionner…

À la place, des forêts fruitières regorgeant de fruits mûrs et bien sucrés pour se nourrir, des amandes, des légumes et des salades poussés librement en permaculture, de l’eau de source et du soleil… Des inventions savantes avec les moyens du bord.

MIEUX MANGER POUR PLUS D’ÉGALITÉ ET DE PAIX

Ayant grandi dans certains des pays les plus pauvres d’Afrique grâce à notre père qui travaillait dans l’accès à l’eau potable en milieu démuni, je me suis passionnée dès l’adolescence pour l’autosuffisance, l’accès à la nourriture malgré des conditions de vie rudes.

Je fis vite le lien entre la nourriture et la santé. Revenir aux produits bruts, accessibles à tous, permettait non seulement d’être plus autonome financièrement mais aussi sanitairement, en bénéficiant d’une meilleure santé physique et mentale.

De plus, une alimentation saine apporte un apaisement si grand dans le cerveau qu’elle nous apporte un bien être mental, une sérénité intérieure, et nous guide vers plus de pacifisme.

Je souhaite revenir à une compréhension de la base des besoins du corps.

L’être humain a vécu et prospéré pendant des millénaires sans toute notre technologie, nos médicaments artificiels et nos connaissances. Je trouve ces avancées formidables et essentielles, bien sûr. Ce qui n’empêche pas, j’en suis convaincue, que la nature dispose des éléments de base et que même dans la pauvreté ou perdus sur une île déserte, nous devons pouvoir survivre de façon optimale.

Au delà des connaissances apportées par les traditions anciennes, grâce à la compréhension profonde du fonctionnement du corps et de la terre, y a-t-il la possibilité d’une égalité auto-suffisante pour tous ?

Anatomie comparée

anatomie comparée vegan frugivoreEn théorie - Nouvelles Racines

LA BASE DES BESOINS HUMAINS

Lorsque je pense au Tchad où j’ai vécu, notamment dans la brousse, mon esprit carbure, essayant de réfléchir de façon pragmatique.

Dans ces endroits du monde où l’eau est peu abondante, de quoi se nourrit-on ?… En sachant que le pays est pauvre, l’auto-suffisance est primordiale : on ne peut pas dépendre des pays plus riches pour obtenir nos vivres et pour s’en sortir. Quels systèmes pourrait-on mettre en place pour maximiser la survie et aller vers l’abondance ?

Pour cela, j’estime qu’il est nécessaire de comprendre les besoins du corps humain et de percevoir comment les satisfaire d’une manière efficace et rentable même dans la pauvreté. Comment notre espèce a-t-elle survécu pendant des millénaires ? Qu’a-t-elle mangé, n’ayant pas de supermarchés où s’approvisionner ? Il n’y avait pas de champs de céréales non plus. Les êtres humains sont les premiers à avoir tant transformé la nature. Pourtant, nous avons fonctionné et évolué sans tout cela.

Tous frugivores

En fait, nous n’avions qu’à tendre la main pour cueillir… Fruits, feuilles vertes, noix, légumes racines… Œufs et insectes éventuellement. Nous avions tout à portée de main.

Notre source principale de glucides était le fruit, puis les légumes racines. Notre source de lipides était les graines et les noix, celle de protéines les feuilles vertes (riches en acides aminées), les noix, les champignons, les oeufs, les insectes. Notre apport nutritionnel était abondant, notre microbiote riche et dense.

A-t-on évolué ?

Mais sommes-nous toujours adaptés à la consommation de fruits ? Avec tout ce que l’on entends sur les méfaits du sucre de nos jours… Si nous comparons notre anatomie à celles d’autres espèces, nous pouvons y voir plus clair et nous rendre compte que notre physiologie nous guide vers ce dont nous avons besoin.

Nous sommes comme les autres primates : toujours adaptés à la consommation de fruits. Le sucre est notre principale source d’énergie : chaque cellule de notre corps et de notre cerveau fonctionne grâce au sucre. Lorsque celui-ci vient avec des nutriments, en particulier s’ils ne sont pas détériorés par la cuisson, ils se mêlent et pénètrent en profondeur au cœur de nos cellules et les nourrissent de façon optimale. Les fibres quand à elles viennent ralentir le pic glycémique et nourrir notre microbiote, dont les bactéries jouent un rôle énorme dans le fonctionnement de notre corps, de notre esprit et même de nos émotions.

Nous devrions baser notre alimentation sur les fruits, les verdures, les légumes et les noix !

Pour les protéines, plutôt que de manger des insectes (l’alimentation entièrement végane étant reconnue et approuvée par les organismes de santé publique), nous pourrions faire des jus de légumes vert, manger des noix, des champignons et des légumineuses germées ou cuites. Dans l’absolu, je n’ai rien contre la consommation d’œufs s’ils sont issus de poules libres, qui ne seront pas tuées pour être mangées…

Perdus dans une société d’hyperconsommation

Cela nous donne une vision de nos besoins très différente du fonctionnement avec lequel nous vivons à l’heure actuelle. Abreuvés de publicité de fromages, viandes, bonbons, produits raffinés et modifiés à l’extrême, à vrai dire, nous sommes un peu perdus et tiraillés.

Saches que manger au plus proche des besoins de notre physiologie est apaisant et satisfaisant. Lorsque le corps fonctionne bien, il éprouve infiniment moins l’envie de se tourner vers des produits “addictifs”.

Mais peut-on encore nous nourrir de fruits à l’heure actuelle ? Et pouvons nous le faire, même dans des zones pauvres ou désertiques ?

REVERDIR LA TERRE AVEC DES FORÊTS FRUITIÈRES

Depuis que la vie a émergé sur terre, les végétaux poussent sans notre aide ni notre dur labeur d’agriculteurs. De même que les autres primates, nos très lointains ancêtres n’ont pas eu a travailler à la sueur de leur front pour se nourrir. Et pour cause : leur nourriture, à portée de main et de grimpette, faisait partie d’un système pérenne. Celui des forêts, gorgées de fruits. Le biotope le plus abondant de notre planète est la forêt ! Comme les océans, elles font partie des sources principales d’oxygène de notre terre. Et elles prodiguent aux animaux refuge et nourriture.

Mais comment appliquer cela même dans les zone désertiques, comme le Tchad où j’ai grandi ? Peut-on recréer une forêt ? Cela laisse rêveur.

Recréer un écosystème

Eh bien on le peut ! Dès lors que l’on comprend son fonctionnement. Si vous avez lu le livre “La vie secrète des arbres“, vous savez déjà à quel point les éléments d’une forêt vivent en symbiose. Les arbres font des feuilles. Les feuilles et les fruits tombent au sol. Les petits animaux et les insectes contribuent à changer ces produits en compost, à nourrir la terre au pied de l’arbre et à abreuver l’arbre en eau (en partie) et en nutriments. Le sol est meuble, riche de vie sous terraine, de réseaux de racines, propice aux échanges et à laisser l’eau s’infiltrer. Et il est protégé de la déshydratation par la couche de végétaux au pied de l’arbre, mais aussi par sa canopée qui apporte de l’ombre et empêche le sol de trop s’assécher.

J’ai eu le plaisir de voir des projets de ce type émerger et perdurer, tels que “Greening the desert” de Geoff Lawton, en Jordanie, ou encore celui de Pierre Rabhi, d’abord commencé dans sa région aride d’Ardèche, puis suivi par d’autres projets tel que “Reverdir le Sahel“, pour lutter contre la faim dans le monde.

Des jardins-forêts nourriciers

Cependant, j’ai envie d’aller plus loin dans ma réflexion. Je pense qu’il ne suffit pas de reverdir, il faut aussi penser notre alimentation autrement. Les forêts fruitières ou “Forest garden” sont des systèmes où la base nourricière est le fruit. Attention, il ne s’agit pas de grandes monocultures d’arbres fruitiers comme on peut en voir actuellement ! Au contraire, il s’agit de recréer une forêt, avec toute la diversité que cela engendre, aussi bien au niveau des variétés que des étages de végétation :

Tout ces éléments vivent en synergie et composent un système durable et profitable à tous, que ce soit aux humains pour la nourriture variée et en abondance, aux animaux pour la nourriture et le refuge, à la planète pour l’oxygène…

Cela nous donne un bon exemple de ce que l’on peut attendre du fonctionnement sur notre belle planète.

La fin des monocultures

Je pense que les champs de céréales ou de légumes tels qu’on les cultive actuellement, en immenses monocultures (bien souvent truffées de désherbants et de pesticides pour éviter que la nature reprenne son droit et ne redevienne… une forêt riche et variée !), sont épuisantes pour la terre et pour la faune autant que pour les hommes à entretenir et à cultiver. Ils sont des aberrations pour la biodiversité et pour l’avenir. Les céréales sont une source alimentaire moins durable, sans compter que je la trouve moins intéressante que les fruits et les légumes-racines au niveau nutritionnel.

Indépendance et autosuffisance

Il y a en moi l’âme d’une survivaliste. Que nous vivions en plein désert, que nous faisions face à une apocalypse remplie de zombies mutants ou que nous envisagions de prendre notre futur en main, il faut savoir comment agir à l’échelle individuelle. Rien ne sert d’attendre que la solution vienne des autres. Rien ne sert de critiquer sans fin son voisin ou notre gouvernement. Nous ne pouvons compter sur personne d’autre que sur nous-même. Il nous faut apprendre à être l’acteur principal, le moteur de notre propre survie.

foret fruitiere fruitygeekEn théorie - Nouvelles Racines

Les 7 étages d’une forêt fruitière :

  1. Arbres fruitiers matures, canopée
  2. Arbres fruitiers (et oléagineux) moins hauts ou nains
  3. Arbustes fruitiers, comme les baies
  4. Herbacées, légumes et herbes vivaces
  5. Couvre sol, fruits, légumes, champignons, qui s’étendent horizontalement
  6. Rhizomes et légumes racines
  7. Vignes et plantes grimpantes

Homéostasie

homeostasieEn théorie - Nouvelles Racines

Comment fonctionne notre corps ?

« Si l’on étudie le corps, que l’on pense d’abord être notre plus ferme réalité, on s’aperçoit de ce fait déconcertant qu’il est composé d’éléments tissulaires et chimiques en continuelle instabilité… A tout instant des matériaux sont absorbés, puis élaborés et fixés dans les organes et enfin usagés, éliminés et remplacés, si bien qu’après un certain nombre de mois rien de ce qui ne composait notre corps n’existe plus, malgré la persistance du même plan mental, physiologique et physique, qui constitue l’identité personnelle. Il existe donc, dans l’homme, quelque chose qui rassemble dans un potentiel non visible, un élément constructeur et conservateur de la forme et une permanence directrice qui est non matérielle. » Dr Paul Carton (début XXe s.)

Ce texte fut écrit par le Dr Paul Carton, l’un des père de l’hygiénisme moderne, décédé quelques années avant la découverte de l’ADN. Il exprimait une réalité qui est plutôt incroyable, quand on y pense : chacune des cellules de notre corps contient un code ADN qui lui permet de se reconstituer en permanence selon le même schéma. Chaque jour, des cellules naissent et meurent en nous, mais nous gardons la même forme et la même personnalité.

La magie de l’homéostasie

Notre corps ne fait pas que se renouveler : il se répare et soigne également. Lorsque nous nous coupons, il se met immédiatement en œuvre pour réparer la plaie. Lorsque nous nous cassons une jambe, les os se ressoudent. Lorsque nous tombons malades, notre système de défense combat pour nous faire revenir à la pleine santé.

En bref, nous avons un système d’auto-régulation qui cherche en permanence à nous ramener au point d’équilibre, au point de pleine santé. C’est le principe de l’homéostasie.

À mon sens, ce phénomène soulève trois questions :

  • Qu’est ce qui vient entretenir ce système d’auto-régulation ?
  • Qu’est ce qui vient l’entraver ?

et d’abord,

  • Qu’est-ce que l’état de pleine santé, au juste ?…

L’OMS définit l’état de pleine santé comme “un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité”. On peut ajouter à cela la définition du dictionnaire : “bon état physiologique d’un être vivant, fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme.”

Rétablir notre plein potentiel

Ceci étant dit, je pense que lorsque nos modes de vie et notre régime alimentaire sont éloignés des besoins de notre espèce, notre corps n’obtient pas ce dont il a véritablement besoin pour fonctionner de manière optimale. Immergés dans la civilisation moderne comme nous le sommes, je suis convaincue que nous vivons en-dessous de nos possibilités et que nous n’avons aucune idée des réelles capacités de notre corps et de notre esprit en terme de rendement, d’efficacité et de bien-être physique et mental.

En le nourrissant d’une manière désadaptée, nous entravons notre système d’auto-régulation sur le long terme. Il en résulte des altérations de notre énergie, de notre stabilité émotionnelle, de l’état de notre peau et de nos cheveux, mais aussi des maladies, problèmes de santé ; bref, une baisse de la qualité de vie… qui pourrait être évitée. C’est un mode de vie adapté et une alimentation saine et appropriée gorgée de nutriments vivants qui viennent l’entretenir.

Ne plus entraver l'auto-régénération et la détox

Alors comment ne pas entraver notre processus d’auto-régénération ?

La poussière est composée d’environ 80% de cellules mortes : notre peau se renouvelle en permanence. De nouvelles cellules naissent, d’anciennes cellules meurent et tombent du corps.

C’est pareil à l’intérieur de nous : notre corps est entièrement composé de cellules, c’est l’unité de structure qui constitue notre organisme. Ces cellules vivent, produisent des déchets puis meurent et tout ce matériel doit être évacué hors du corps. A celui-ci peuvent s’ajouter les polluants, pesticides, additifs, matériaux inadaptés issus d’une alimentation elle-même inadaptée…

Sortir les poubelles

Pour sortir, tout cela passe principalement par notre système de traitement des déchets : le système lymphatique. C’est le circuit des poubelleurs ! Il est composé de vaisseaux lymphatiques qui parcourent tout le corps humain et dans lesquels un liquide, la lymphe, circule.

Pour permettre à notre corps de maintenir son point d’équilibre et de pleine santé, il faut que le système d’évacuation des déchets roule, que la lymphe ne soit pas engorgée par trop de déchets. Elle doit être fluide.

Pour se débarrasser des déchets, le corps les amène aux émonctoires en passant par le sang. Ce sont les portes de sortie de l’organisme. Il y en a 5 :

  1. La peau (transpiration)
  2. Le côlon (excréments)
  3. Le foie (qui en fait se déverse dans les intestins)
  4. Les reins (urine)
  5. Les poumons (gaz)

Les déchets forment de l’acidité dans le corps à leur passage. En temps normal, cela n’a pas le temps de l’agresser puisque l’alimentation saine et alcaline prévue pour notre espèce (les fruits, feuilles vertes et légumes sont très alcalinisants) vient restaurer l’équilibre. Tout va bien, tout est fluide.

Ne pas entraver le processus

Cependant, si le système lymphatique est surchargé voir engorgé de déchets, cela comprime les tissus et les échangent se font moins bien. Les nutriments n’arrivent pas aussi bien aux cellules qu’ils le devraient et les déchets stagnent, ayant du mal à repartir. Il y a plus d’acidité que d’habitude et cela agresse notre milieu intérieur. Si par dessus le marché notre alimentation n’apporte pas suffisamment d’aliments alcalinisants, le déséquilibre s’installe et notre terrain devient propice aux maladies et aux « bugs ». Notre système immunitaire, qui lui aussi se trouve en grande partie dans le système lymphatique, en pâtie.

Les déchets tentent quand même de sortir. Lorsqu’un émonctoire est surchargéles déchets, qui veulent la liberté à tout prix, finissent par passer par un autre émonctoire.

Par exemple si le foie est surchargé, on peut avoir des réactions plus fortes ailleurs, comme au niveau de la peau. C’est comme ça que l’urticaire, l’eczéma ou l’acné peuvent être liés au foie : ils représentent des déchets que le foie n’a pas pu gérer et qu’il a envoyé passer par la peau.

Au bout d’un temps, acidifiés, saturés et submergés, certains de nos systèmes peuvent flancher. Systèmes nerveux, endocrinien, respiratoire… De nombreux troubles s’installent.

Bien s’alimenter pour tout optimiser

Avec une alimentation adaptée à notre physiologie et un mode de vie sain fait de mouvement (contrairement au système sanguin qui a le cœur, le système lymphatique n’a pas de pompe : il est activé par le mouvement, le massage et le sport), on fait circuler les nutriments et les déchets de façon fluide. On désengorge nos tissus de leurs toxines, on apporte les bons matériaux, et on laisse au corps la possibilité de se régénérer et de revenir à son état de pleine santé.

D’expérience, rien qu’en améliorant notre alimentation on peut avoir des résultats extraordinaires, malgré le fait qu’il y ai de la pollution dans notre environnement par ailleurs, et même en ne mangeant pas 100% bio. Parce qu’on va drastiquement augmenter notre charge de nutriments, optimiser notre gestion des déchets, faire mieux fonctionner tous les systèmes du corps et booster les défenses de l’organisme.

Bien sûr, l’alimentation n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour guérir ou vivre en bonne santé.

Système lymphatique et émonctoires

lymphe naturopathieEn théorie - Nouvelles Racines

Tu peux télécharger gratuitement ce poster dans ma boutique.

1 Fruits, 2. Feuilles vertes, 3. Végétaux, 4. Hydratation, 5. Soleil, 6. Mouvement, 7. Sommeil, 8. Créativité, 9. But, 10. Gratitude, 11. Confiance, 12. Soutien, 13. Prière, 14. Amour, 15. Compassion, 16. Affirmations, 17. Humour, 18. Jeu, 19. Lâcher-Prise, 20. Liberté.

Entretenir : les étapes clefs vers la santé

Pour entretenir notre système d’auto-régulation, ce schéma inspiré de l’auteur Anthony Williams reprend globalement tous les facteurs à prendre en compte pour aller vers la régénération, la guérison du corps et de l’esprit.

L’arbre qui est en nous

Les racines (ce qui ancre notre santé), représentent la nourriture du corpsLe tronc et les parties aériennes quant à elles représentent la nourriture de l’esprit

Équilibre entre racines (corps) et feuillage (esprit)

J’aime ce schéma car il synthétise bien ma vision : la base pour réguler et stimuler notre système de d’auto-régénération (les premières étapes) est la nourriture du corps : la nourriture de l’esprit à elle seule ne suffit pas. Mais sans la deuxième, la première reste incomplète.

Par exemple, face à une dépression, de nombreux processus se passent au niveau des intestins. Dopamine, sérotonine, ocytocine… Les substances du bien-être et de la bonne humeur ont besoin d’un carburant physique pour être crées et entretenues. Elles ont aussi besoin de ne pas être entravées dans leur cheminement par un corps engorgé ou noyé de bactéries contre-productives. Notre capacité émotionnelle part de là. C’est viscéral. C’est la base, le socle à améliorer en premier, sur lequel nous pouvons bien sûr greffer une thérapie, qui n’en sera que plus efficace et nous amènera vers une vraie évolution psychique.

Rétablissement d’une paix intérieure

C’est d’ailleurs un côté qui me plait beaucoup : manger sain régénère non seulement notre planète, ses habitants, mais aussi notre paix intérieure et à plus grande échelle la paix dans le monde.

protéger les animaux

On peut nourrir plus de monde avec les végétaux qu’avec les produits animaux, améliorant la qualité de vie de ceux qui souffrent de la faim, mais également celle des animaux.

En réalisant que nous nous portons mieux sans consommer d’animaux, nous ouvrons un brèche : pourquoi les mangeons nous, alors, finalement ? Leur exploitation, reproduction et exécution est-elle justifiée ? Comment en sommes-nous arrivés à de tels extrêmes ? À qui profite ce massacre ?

Nous autoriser à ressentir de la sensibilité face à la souffrance animale nous guide vers la protection de tout ceux qui ne peuvent pas se défendre.

Refuser de participer à cela me semble important. Créer la paix en soi, autour de soi, avec les autres espèces et nos semblables, c’est un pas vers l’amélioration de notre société toute entière.

On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités. Gandhi

chaque jour vegan sauveEn théorie - Nouvelles Racines
vegan chiantEn théorie - Nouvelles Racines

DÉRANGER, MAIS TOUT CHANGER

On choisi de manger autrement pour tout un tas de raisons : écologique, sanitaire, pour protéger les animaux…

On voit bien que cela dérange les autres dans leurs habitudes.

C’est troublant de nous voir faire ce que les gens prennent comme des sacrifices alors que nous les vivons au contraire dans la joie et comme un soulagement profond, avec un sentiment immense de faire une chose utile à la planète et à l’évolution de l’humain. En 16 ans, j’ai vu le monde se transformer, les végans ne sont plus des extra-terrestres hippie babacools, ni la permaculture un mot savant inconnu à jouer au scrabble. Tout cela est même devenu une mode.

Sans jamais les figer, sois fier de tes opinions et authentique quand tu croise des gens.

C’est en dérangeant avec nos mode de vies impliqués, en bousculant les habitudes des autres, en contrariant avec notre bonne humeur et notre pacifisme leurs modes de vies très ancrés et leurs systèmes de pensées… que s’amorce une réflexion en chaque personne qui nous croise.

C’est ainsi qu’on peut diriger le monde vers plus d’équité, d’égalité et de paix.