SPIRITUALITÉ (2)

Selon moi, pour obtenir des relations saines il faut développer sa sagesse intérieure : l’ensemble des valeurs qui nous permettent un rapport sain avec le monde et les autres êtres vivants. Grandir en sagesse revient à faire un travail physique et mental sur soi pour améliorer notre rapport au monde. 

Le mot sagesse m’évoque un mélange entre 7 qualités d’être : maturité émotionnelle, humilité, liberté intérieure, authenticité, ouverture à la différence, bienveillance et joie.

Pourquoi aussi physique ? Parce que nos émotions sont très liées aux lois naturelles auxquelles est soumis notre corps. Lorsque nous en prenons soin, nous pouvons stabiliser nos émotions et ainsi être plus résistant face aux aléas de la vie. C’est pourquoi je parle beaucoup de nutrition et de bien-être sur mon site.

Physique et mental s’associent pour nous amener vers plus de paix intérieure, ce qui transforme notre rapport au monde et influence positivement ceux qui croisent notre chemin.

Le reflet de notre sagesse apparait dans nos choix de vie et dans toutes les facettes de notre personnalité.

« Sois le changement que tu veux voir en ce monde » Gandhi

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1 - MATURITé éMOTIONNELLE

A mes yeux, ce qui témoigne d’une maturité émotionnelle, c’est lorsque nous parvenons à retrouver notre équilibre mental et notre paix intérieure rapidement et efficacement, sans nous laisser affecter trop profondément lorsque nous vivons les aléas de la vie et des rapports avec les autres.

Notre conjoint qui revient des courses mais qui a oublié d’acheter la salade dont on avait besoin pour midi, notre enfant qui est rentré avec ses chaussures sales dans la maison, une parole de l’autre sur laquelle on bute…

On saura toujours justifier notre agacement ou notre colère : « tout de même, c’était une des seules choses que je lui avais demandé de ramener impérativement des courses ! » … « Ces saletés vont me rajouter du travail de nettoyage ! »… « Il/elle a osé dire ça ! »… On se donnera des excuses pour s’être énervé en ayant l’impression que notre emportement est juste et que la faute vient de l’autre. Remplis de jugement, on estimera même que c’est à l’autre de modifier son comportement selon notre besoin…

J’espère qu’il y a un moment où l’on se rendra compte que ce qui nous fait réellement du mal c’est la vision que l’on décide d’avoir de ces évènements ainsi que notre réaction qui va en découler.
Avec le temps, j’ai acquis la conviction que ce sur quoi nous devrions être focalisés sont les rapports que nous entretenons avec les autres plutôt que les tracas eux-mêmes.

Lâcher prise

Je pense qu’on peut s’autoriser à lâcher prise sur ce qui ne dépend pas de nous. Ce qui dépend de nous, c’est la relation que l’on va créer avec ceux qui interagissent avec nous et qui font partie de notre quotidien. Et c’est cela, le plus important. C’est vers cela que nous devrions rediriger notre esprit. Nous pourrions voir tous les évènements de la vie comme des supports dans la construction de nos rapports avec nos proches ; c’est à nous d’en faire quelque chose qui privilégie l’humain.

Lorsque sur notre lit de mort nous réfléchirons à comment notre vie à été remplie, nous ne penserons plus à la salade ni à la boue sur le carrelage. Nous penserons à nos proches et aux moments que nous avons passés ensembles. C’est cela, au fond, qui compte réellement. La qualité d’échange et de partage, les moments heureux, les découvertes ensembles, les expériences inédites et le sillon de joie que cela trace dans notre âme.

Apprendre à faire différemment

Nous sommes capables d’apprendre à nous comporter différemment. Avec le temps nous pouvons trouver la paix, ne plus nous laisser nous agacer par ces choses là.
Lorsqu’un problème survient, grâce à la méditation de l’instant présent, à chaque fois où on se sent dans une émotion négative et où on a envie de râler ou de crier, on peut prendre une grande inspiration, se focaliser sur ses sens, rediriger notre esprit vers ce qui compte le plus en le faisant passer au premier plan et relativiser ainsi instantanément l’aléa.
« Ce n’est pas si grave ».
On priorise alors les rapports humains et leur richesse plutôt que le matériel. On ne se laisse pas affecter par les détails, on se mets au dessus, on voit au delà.

Pour moi, ce lâcher-prise est un allègement qui fait ressentir de la joie. Tant pis si on mange autre chose ; tant pis si la maison est moins propre. La capacité de s’adapter à l’imprévu, à ce qui ne dépend pas de nous et aux autres dénote d’une véritable souplesse d’esprit. Cela revient à appliquer la fameuse phrase de Marc Aurèle :

« Vous avez du pouvoir sur votre esprit – pas sur les événements extérieurs. Comprenez-le et vous trouverez de la force. » Marc Aurèle

Cette souplesse d’esprit une fois acquise nous offre un atout profond car nous pourrons l’appliquer dans de nombreuses autres situations plus complexes. Nous serons moins susceptibles, nous nous offenserons et nous vexerons moins facilement, mettant plus aisément notre égo de côté

Imaginez comme le quotidien pourrait être paisible. Imaginez comme nous pourrions tous être plus tranquilles et serein, capables de restaurer plus efficacement notre équilibre intérieur, entrainant moins de conflits avec les autres.

Et lorsque quelque chose est réellement important pour nous, je trouve plus efficace de prendre les gens par la main pour leur enseigner patiemment et avec bienveillance comment faire autrement plutôt que de les réprimander.

Considérer l’autre en face 

Dans l’instant présent, je peux lâcher prise sur mes émotions et regarder réellement ce que j’ai en face de moi. Regarder l’autre, comment il se sent, ce que je lui fais ressentir. La vision que je lui donne de lui-même dans mon propre regard.
C’est une chose précieuse que de se sentir aimé, accepté tel que l’on est, avec ses défauts, ses erreurs, ses maladresses. C’est cela qui crée une véritable complicité entre les êtres. C’est cela que je peux lui offrir en gérant mieux mes émotions, en faisant attention aux mots que je prononce.
Les mots « sont des fenêtres », ce sont aussi des armes, ils sont si importants… Par mes mots, je peux prouver à l’autre qu’il est toujours beau et grand dans mon regard, même lorsqu’il y a des aléas. Cela me semble infiniment important.

« Il n’y a rien qui mérite qu’on se mette en colère » avec quelqu’un, m’a dit un jour mon père.

En effet, perdre ses moyens est humain, cela nous arrive à tous, nous avons tous des limites. Mais c’est ce que nous allons faire de tous ces sentiments pour nous améliorer qui est réellement important. Apprendre à mieux gérer la prochaine fois pour ressentir moins d’impulsivité et de colère, apprendre à demander pardon avec humilité.

C’est tout cela que j’appelle la maturité émotionnelle.

2 - HUMILITé

Faire preuve d’humilité, c’est savoir au fond de soi que l’on ne détient que sa propre vérité et le montrer dans son attitude envers les autres.
Notre vérité est la façon dont nous interprétons le monde et dont nous avons mis en cohérence toutes les choses que nous avons vécues, apprises et gardées comme vraies pour nous. Notre vérité c’est notre histoire, c’est qui nous sommes, c’est ce qui fait de nous une personne cohérente qui peut étendre sa logique à tel ou tel sujet.

Nous sommes chacun un petit univers à nous seul.

On peut avoir conscience de nos connaissances, de nos qualités et de notre valeur tout en sachant qu’on n’est qu’un humain parmi d’autres, et que chacun a également ses connaissances, ses qualité et sa valeur ; chacun peut interpréter le monde de manière totalement différente. Être modeste lorsqu’on s’exprime et s’intéresser à la vérité de l’autre plutôt que de vouloir à tout prix faire entendre la sienne est une façon d’honorer ceux qui sont en face et de tendre un pont entre nos deux conceptions du monde qui permet alors de s’enrichir l’un de l’autre.

Savoir s’oublier pour faire de la place aux autres me semble important pour les écouter réellement, en les prenant tels qu’il sont avec leur réalité, sans les juger. Se focaliser sur les points communs

J’ai remarqué qu’il n’y a rien qui nous enlève mieux notre humilité que de faire quelque chose de juste, pour lequel nous estimons avoir raison, avoir des preuves et des justification, comme c’est le cas dans le milieu de l’écologie ou du véganisme par exemple. Nous sommes alors persuadés de détenir la vérité et nous oublions que celui ou celle qui est en face peut avoir une réalité tellement différente de la notre… C’est le pas le plus sûr vers l’intolérance et l’envie de le changer, de le rallier à notre cause.

Avoir de l’humilité nous permet de lui faire une place mais aussi d’apprendre toujours plus, de continuer à découvrir même des choses si différentes de soi. Cela fait travailler sa souplesse d’esprit.

L’humilité consiste (…) à reconnaitre que n’importe quelle créature de l’Univers est susceptibles de nous enseigner ce que nous ignorons. Rûmî

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3 - liberté intérieure

Il y a tant que nous ignorons. J’ai la conviction que ce qui nous rend libre, c’est de se rendre compte que nous ne savons pas tout, que notre réalité est le fruit d’un conditionnement social, afin que nos choix puissent être lucides et rester empreints d’humilité.

“Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.” Socrate

La recherche approfondie de la connaissance au delà des codes, de la culture, des traditions, des habitudes… est très importante pour moi.

Ayant grandit entre deux cultures aux réalités très différentes, au passage à l’âge adulte j’ai dû réfléchir à chacun de mes choix. J’ai tout remis en question, surtout ce qui était très enraciné. J’ai voulu créer de nouvelles racines libérées de ce qui n’avait pas de sens pour moi.
C’est ainsi que je suis devenue vegan, que j’ai materné et allaité plusieurs années mes enfants, que je leur ai fait l’école à la maison avec tout le mode de vie et la liberté que cela offre. J’ai repensé l’être humain comme si j’étais au zoo face à une pancarte m’expliquant quels étaient ses besoins en milieu naturel. Je me suis passionnée pour l’alimentation vivante, les jus de légumes, les techniques de permaculture et de phénoculture…
En plus de créer ma propre spiritualité, j’ai créé ma propre culture, celle dans laquelle je me sens bien et en harmonie avec la planète et ses habitants, celle où mes choix ont un vrai sens pour moi. Loin de me couper du monde malgré ma différence, bien que cela nécessite des adaptations, cela ouvre aussi à beaucoup de belles discussions qui me font grandir. En 15 ans, j’ai vu le monde se transformer et se diriger vers la bienveillance éducative et l’écologie, à présent les gens n’ignorent plus le mot « vegan » et de très nombreux restaurants délicieux existent…!

Aussi, j’ai tout remis en question de nombreuses fois. J’ai été confrontée à des échecs qui m’ont permis de réajuster mes pensées. L’idéalisme face à la réalité de la vie… Je me suis assouplie sur bien des choses.

Lorsque nous devons opérer un choix et que nous nous sommes informé en profondeur, malgré tout parfois nous agissons différemment de ce qui nous semblerait préférable. Mais nous le faisons alors en toute connaissance de cause. Pour moi cela est de la liberté. Nous pouvons accepter que nous ne sommes pas parfaits et que nous sommes confrontés à des limites, qu’elles soient en nous ou extérieures à nous.

Je prends souvent pour exemple l’épilation féminine, que je trouve anormale et illogique, mais qui me permet de me sentir intégrée, ce qui me donne confiance en moi pour justement oser dire que je trouve cela anormal. Le monde bouge petit à petit, parfois vite, parfois doucement, mais il bouge toujours grâce à nos choix et nos prises de positions, même lorsqu’elles sont imparfaites. Notre liberté inspire les autres à reprendre leur propre pouvoir et à exprimer la leur.

4 - authenticité

Être authentique signifie être conscient de ses valeurs et des choix que cela entraine, rester fidèle à sa propre personne en les défendant ouvertement devant les autres et en agissant en conséquence, tout en respectant les autres et en leur faisant la place qu’ils méritent.
Cette place est nécessaire pour que l’on puisse s’enrichir l’un de l’autre et faire encore grandir nos valeurs et convictions.

C’est ce que je fais lorsque par exemple je maintiens mes choix de ne pas consommer de produits animaux ou de boire de l’alcool face aux gens en société, tout en leur montrant que j’apprécie leur compagnie et les respecte pleinement dans leurs choix lorsque je mange avec eux. A mes début, ça a été difficile car j’étais très affectée, notamment par les conséquences sur les animaux ; j’étais véhémente et révoltée. A présent j’ai réalisé que les changements adviennent plus concrètement dans la paix, je me mets au dessus de ce que j’éprouve et je ne fuis plus jamais ce genre de situation. 

Lorsqu’on a confiance en soi et en ses choix, on laisse plus facilement place aux autres dans une discussion, à leur histoire et à leurs avis. On sait que ça ne vient pas menacer ce que l’on est. On leur permet d’être ce qu’ils sont, sans en prendre ombrage s’ils ne pensent pas comme nous. Je suis persuadée que c’est cette attitude pleine de déférence qui ouvre la porte à l’écoute et à l’évolution des mentalités. La seule chose qui soit sûre, c’est que l’intolérance mène à l’intolérance en retour et que c’est contraire à la paix que je veux apporter dans les cœurs, qui, seule, apporte le terreau fertile du changement.

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5 - ouverture à la différence

En vrai, j’ai déjà beaucoup parlé de l’ouverture à la différence dans les notions de maturité émotionnelle, d’humilité et d’authenticité. Mais je me devais d’y dédier un paragraphe.

Ici j’aimerais te rassurer en te disant que pour moi aussi parfois c’est dur. Si un proche a une conviction qui sort totalement du cadre de mes valeurs ou de ma logique, j’y verrais des failles, ou pire cela pourra m’attrister (je pense notamment à ma vision de la souffrance animale face à quelqu’un qui n’y est pas sensible).
C’est tout un travail de parvenir à accepter l’autre tel qu’il est, de le respecter dans ses choix ; cela s’acquiert avec une volonté sincère et de l’entrainement.

Juger sans figer

On aimerait ne pas juger, ça nous semble être plus respectueux… Mais au fond on ne peut pas s’empêcher de juger selon son cadre de référence. Et j’ai fini par me dire que c’est ok. Ce qui ne serait pas normal en revanche, ce serait que notre jugement soit figé et qu’il nous empêche d’aller vers l’autre et de le découvrir. C’est cette souplesse qui permet justement l’évolution des conscience, dans un sens comme dans l’autre.

Ce qui peut se développer, c’est l’empathie : la capacité à se mettre à la place des autres dans leur cadre de référence et comprendre la façon dont la réalité leur apparaît.

Je trouve que ce qui nous fais évoluer c’est l’échange et la communication pacifique et de se relier à nos points communs. Cela se met en place dans l’ouverture à la différence : sans elle les discussions sont bloquées et chacun se campe dans ses positions à cause de son égo malmené.

Lorsqu’il s’agit d’évolution personnelle, le chemin du changement est déjà long, mais la violence rend souvent la progression encore plus lente. Je préfère résister à l’envie de changer les autres. Tout le monde n’a pas envie de s’améliorer. Ce n’est pas à moi de le faire mais à eux-mêmes s’ils en ont besoin. Et le meilleur moyen pour leur en donner envie d’avancer pour s’améliorer, quelque soit leur direction, c’est de les respecter là où ils en sont sur leur cheminement en donnant de la valeur à leur bonté et à leur capacité de construction intérieure.

“Les gens on tendance à voir en eux mêmes ce que l’on voit en eux. Plus grandiose est notre vision, plus grande sera leur volonté d’atteindre et d’exposer la part d’eux mêmes que nous leur avons montré.” Neale Donald Walsh

 

6 - bienveillance

Si je devais définir la bienveillance, ce serait la capacité à se montrer indulgent, gentil et attentionné envers autrui d’une manière désintéressée et compréhensive.

Charité envers les plus démunis, bonté et générosité envers ses semblables. Equité. Tout cela en fait partie. Ce serait aussi l’honnêteté, la transparence, la loyauté et la franchise : dans cette valeur, pas d’hypocrisie ni de jugement qui enferme.

Pourtant j’ai déjà blessé, volé, menti, trahi, trompé. Je sais combien on peut être jeune et bête, mais aussi combien il peut être compliqué parfois d’affronter certaines situations où les limites entre le bien et le mal deviennent incertaines. Je ne suis pas là pour juger qui que ce soit. Les erreurs que nous faisons ne nous définissent pas, mais elles sont des expériences dont nous devons nous saisir pour notre construction intérieure. Nous pouvons utiliser ces erreurs pour créer quelque chose de meilleur en soi. Ainsi rien n’aura été vain, et nous changerons cela en force.

Être bienveillant envers soi

Car la bienveillance c’est aussi envers soi : trouver le courage de nous pardonner de ne pas être parfait, d’avoir été fautif ou de ne pas être la personne que l’on voulait être.
On se met parfois trop la pression pour être à l’image de ce que l’on pense être l’humain idéal. Être quelqu’un de bien, ce n’est pas être irréprochable et ne pas faire d’erreur. Être quelqu’un de bien c’est savoir se comprendre, se réajuster et s’améliorer lorsque nous sommes confrontés à un faux pas ou que nous n’atteignons pas nos objectifs. Comme pour tout idéal, ce qui compte n’est pas la destination mais le chemin qu’on choisi d’emprunter, ce qu’il s’y passe et ce que nous allons créer pour changer les choses.

Cela nécessite de s’aimer là où nous en sommes, de se saisir des expériences et d’ouvrir la porte à la progression intérieure…

J’ajouterais que la bienveillance c’est aussi s’écouter et se respecter lorsque quelqu’un n’est pas juste envers nous, que l’on vit des situations abusives, savoir poser ses limites, dire stop, s’éloigner, se protéger.

En agissant ainsi nous permettons aussi à ceux qui croisent notre chemin de s’accepter et s’aimer plus profondément.

Être un guerrier pacifique

Plus haut je parlais de colère. Bien sûr il y a des colères qui sont justifiées. Parfois la colère peut nous permettre de rétablir une situation trop déséquilibrée, ou encore elle peut faire du bien a autrui lorsque l’on prend sa défense. Il y a plein de façon de l’exprimer, et la fermeté en est une, sans nécessité d’atteindre à l’intégrité physique et mentale d’autrui, et sans trahir ses valeurs pacifistes.

Pardonner autrui

Enfin, la bienveillance c’est aussi savoir pardonner lorsque l’on nous a fait mal, même quand ça semble impossible, insurmontable. Ce geste, nous le faisons pour nous libérer, nous et la personne impliquée, pour nous sortir du cycle de haine qui nous enferme et nous maintient dans la souffrance et dans une envie de vengeance sans fin. Le pardon ouvre la voie à la paix, au changement et rend tout possible, en nous comme en l’autre s’il sait s’en saisir. 

« désolé, pardon, merci, je t’aime », la prière Ho’oponopono pour rétablir l’équilibre en soi, soulager les tensions et diminuer le stress.

Où que tu en sois sur ton chemin, je t’envoie de la bienveillance là où tu en a besoin, comme un câlin mental pour te reposer et te redonner l’élan d’avancer.

La paix que tu cultives en toi rayonne sur les autres.

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7 - joie

Nos corps semblent comme modelés par les lois naturelles pour rechercher le plaisir, la joie et l’amusement.
Nous recherchons le plaisir de la stabilité qui nous permet la survie du corps : le plaisir de nous nourrir, l’instinct d’éviter la douleur pour jouir de nos capacités, le plaisir du contact maternel, humain et du partage. Ces sentiments sont des indicateurs que nous sommes en sécurité. Je trouve qu’ils font de bons fils directeurs pour orienter notre vie.

Apprendre au travers du plaisir… travailler dans un métier qui nous apporte du plaisir et donc un sentiment d’accomplissement… Cela semble plus efficace et épanouissant. Est-ce qu’être joyeux n’est pas relié au fait d’être heureux, d’accéder au bonheur ? La science à démontré que lorsque nous faisons une activité sportive en ressentant du plaisir et de l’enthousiasme, nous créons de nouveaux neurones dans le cerveau, au contraire de lorsque nous sommes forcés.

Jouer et rire pour se relier aux autres

J’adore rire et jouer. Jeux de société, de plain air, escapes games, jeux vidéos… je suis très bon publique. J’ai cette sensation que la joie est curative pour notre âme et pour nos rapports avec les autres. Le rire nous aide à guérir plus vite. Comme une bouffée d’oxygène, il nous plonge dans l’instant présent et nous tire vers le haut lorsque l’on déprime, qu’on est fatigués où que l’on s’ennuie. Il nous permet de tout relativiser.

De plus, il jette un pont entre nous et les autres et crée des liens car il est communicatif et lève les inhibitions. Il nous rapproche efficacement des autres, créant une bonne ambiance et l’envie d’y revenir, et l’envie de s’ouvrir à l’autre. Il est valorisant lorsqu’on laisse l’autre nous faire rire, et c’est gratifiant lorsque nous parvenons à faire rire quelqu’un.

L’humour est aussi un outil puissant pour lâcher-prise sur les tensions qui règnent avec une personne et pour renouer des liens. A ce moment là il allège les cœurs car il est une preuve qu’on abaisse nos barrières devant l’autre, qu’on fait un pas vers lui ; il montre notre souplesse d’esprit et insère du positivisme voir de l’espoir à la situation. Il montre une envie de calmer et d’améliorer les choses. Il permet aussi de tourner en dérision les tentatives d’agressivité envers nous, même de la part d’inconnus. Un simple sourire peut déjà tout changer. Il est l’interrupteur qui apporte la lumière modifiant notre vision des choses.

Une sourire ne coûte rien mais il rapport beaucoup ; il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne. Franck Irving Fletcher

J’ajouterais que savoir utiliser l’autodérision est une preuve d’humilité face aux autres. C’est une façon de dire « je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas, je ne détiens que ma vérité, j’en ai conscience et je te le prouve« .

Remets de la joie dans tes journées dès maintenant. Laisse toi emporter par la bonne humeur. Savoir rire d’à peu près tout est un atout que je trouve extrêmement précieux et qui dénote d’un vrai lâcher-prise et d’une vision plutôt saine de la vie.

Rire le cœur léger ou râler et s’apitoyer ? Mon choix est fait ♥